21 Décembre : Les bonhommes de neige de Gary Hume

Du 1er au 24 décembre, Deuxième Temps vous accompagne jusqu’à Noël !

Chaque jour, ouvrez une nouvelle case de notre tout premier calendrier de l’avent et découvrez une œuvre en lien avec cette période festive.

En ce premier jour de l’hiver, Deuxième Temps n’a pas résisté à l’envie de vous faire découvrir quelques bonhommes de neige : ceux de Gary Hume. N’ayez crainte, ces-derniers ne risquent pas de fondre !


Gary Hume. Back of Snowman (Sculpture exposée à Manhattan dans le cadre de la deuxième édition du projet Art on the Plaza) 2002. Bronze, crayon, émail. 153 x 107 x 53 cm. ©Charlie Samuels

Connu pour ses descriptions stylisées d’objets du quotidien réalisés à l’aide de peinture industrielle très brillante, Gary Hume a longtemps exploré des images et des formes en peinture sur des panneaux d’aluminium voire sur des portes d’hôpitaux. Celles-ci eurent un tel succès qu’elles furent exposées en Allemagne et aux Etats-Unis avant d’attirer l’attention du collectionneur Charles Saatchi*.

Dans Back of Snowman, l’artiste britannique s’engage avec peut-être l’une des sculptures les plus familières, les plus accessibles et les plus reconnaissables de son œuvre, éveillant l’imagination et évoquant des souvenirs associés à la jeunesse et au jeu.

Présentée pour la première fois en 2002 à l’occasion du projet artistique projet Art on the Plaza, cette sculpture haute d’environ dix pieds (soit 3.05 mètres) marque le début de la série des bonhommes de neige.

Fabriqué d’abord en argile puis coulé en bronze, le médium choisi par Gary Hume pour cette forme récurrente confronte alors les domaines de l’éphémère et du pérenne.  

En effet, le poids et la relative stabilité du bronze semble défier le caractère fragile et temporaire de son médium initial : la neige. Pour autant, la surface brillante (principale caractéristique de cette série) ne saurait être ignorée.

Recouverte d’émail, l’œuvre de Gary Hume présente alors un aspect « plastifié », type de surface généralement associée à l’enfance qui, ici, renforce sa dimension ludique. Celle-ci est également évoquée par le titre même de la sculpture, lequel donne au spectateur l’impression qu’il y a un recto et un verso alors que les formes sont identiques de tous les points de vue disponibles. Ainsi, les notions d’interaction et de participation, préoccupations majeures pour de nombreux artistes depuis les années 1960, sont transformées en quelque chose de paradoxal et surtout, d’impossible.

En ce sens, le travail de Gary Hume  montre un intérêt certain pour le Pop Art, tout en affichant un style et une nuance de couleur qui ne sont habituellement pas associés au mouvement.

Par ailleurs, notons que la forme simplifiée imaginée par l’artiste britannique apparaît également dans une série de peintures et d’estampes.

Marion Spataro

*Charles Saatchi, fondateur de la célèbre agence de publicité Saatchi & Saatchi, est certainement aujourd’hui le plus célèbre collectionneur d’art contemporain au monde. En 1985, il ouvre à Londres une prestigieuse galerie qui aura notamment pour vocation de promouvoir les fameux Young British Artists (« Jeunes artistes britanniques ») parmi lesquels figurent Damien Hirst et Gary Hume.

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