7 Octobre : Journée mondiale d’action pour le travail décent

Engagées, solidaires, originales ou parfois… simplement loufoques, les journées mondiales ne cessent de nous étonner et de nous mobiliser en faveur des causes internationales les plus diverses.

Créée à l’initiative de la Confédération Syndicale Internationale, cette journée d’action pour le travail décent rappelle que tout individu, partout dans le monde, devrait pouvoir exercer un métier qui lui permette de mener une vie digne et répondant à ses besoins essentiels ainsi qu’à ceux de sa famille.

Une cause à laquelle les artistes d’hier et d’aujourd’hui ont régulièrement apporté leur soutien en signant des œuvres résolument engagées.

En ce jour dédié principalement à la dignité des travailleurs, Deuxième Temps vous propose une analyse des célèbres raboteurs de parquet, tableau incontournable dans l’œuvre prolifique du peintre Gustave Caillebotte (1848-1894).

Gustave Caillebotte. Les raboteurs de parquet. 1875. Huile sur toile. 102 x 146,5 cm. Musée d’Orsay. Paris

Montrer des artisans au travail… Le thème a de quoi surprendre dans le Paris des années 1853 à 1870  où les ouvriers et autres « petites gens » sont désormais relégués à la périphérie de la ville, loin des quartiers bourgeois du centre redessiné par Haussmann.

Ici, l’artiste exprime clairement son intérêt pour d’authentiques ouvriers-artisans dont il montre la pénibilité de leur tâche en ne cherchant pas effacer la sueur qui rend leur peau luisante. Mais plus que de la compassion, il s’agit d’une célébration : leur musculature puissante est mise en valeur par la lumière rasante.

Gustave Caillebotte traite son sujet avec une dignité et une sobriété qui excluent tout misérabilisme. Il s’agit, par la chaleur des couleurs, de retranscrire la noblesse du travail, la qualité du matériau travaillé : le bois.

Ces hommes, peu individualisés car réduits à leur fonction, sont par ailleurs solidaires les uns des autres dans la mesure où leurs gestes s’accordent, sans qu’ils aient besoin de mots. De ce fait, l’artiste insiste sur la dimension sociale du statut des travailleurs : ces artisans gagnent péniblement leur vie en aménageant un intérieur dont les stucs et les fers forgés traduisent le luxe.

La beauté du tableau rejaillit sur ces ouvriers dont elle valorise aussi bien les compétences que l’amour du travail bien fait.

En effet, elle invite à prendre en considération ces artisans « de l’ombre » à une époque qui portait sur les milieux modestes un regard souvent entaché de préjugés négatifs ou misérabilistes.

Qu’en est-il au 21ème siècle ?

Marion Spataro

2 commentaires

    • Bonjour et merci de l’intérêt que vous portez à notre média !
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