5 Octobre : Journée mondiale des enseignant(e)s

Engagées, solidaires, originales ou parfois… simplement loufoques, les journées mondiales ne cessent de nous étonner et de nous mobiliser en faveur des causes internationales les plus diverses.

Parmi elles, l’accès à l’éducation demeure une cause prioritaire. Or, que serait l’école sans ses enseignant(e)s ?

Qu’on en garde un souvenir doux ou parfois amer, Deuxième Temps décide de rendre hommage à la grande famille des professeurs sans qui nos années d’écoliers, de collégiens, de lycéens ou d’étudiants perdraient tout leur charme…

Oui, l’enseignement est un thème abordé en peinture.

Principalement traité par la scène de genre, cette thématique fut même particulièrement évoquée dans la peinture hollandaise du 17ème siècle.

En effet, le thème inspirait aux artistes des représentations diverses et parfois burlesques à l’image des scènes de tavernes des peintres flamands.

C’est le cas pour cette œuvre d’Egbert van Heemskerck qui, par les actions des personnages représentés, s’apparente presque à une caricature de notre société.

Egbert van Heemskerck. Le maître d’école. 1687. Huile sur bois. 63 x 76 cm

Or, la représentation récurrente du maître faisant classe à son domicile (comme c’était le cas à l’époque) par les peintres laisse transparaître toute la difficulté de cet enseignement tourné vers l’apprentissage individuel.

Sous l’Ancien Régime, le temps que passait l’enseignant avec son élève n’était que de 10 à 15 minutes par jour. De ce fait, il n’était pas rare que l’élève inoccupé cède à l’envie de se distraire et… se fasse punir.

Les peintres de genre se sont également accaparés ce thème comme d’un sujet de moquerie où l’on représentait des maîtres d’écoles débordés par le chahut. C’est le cas dans l’œuvre d’Adriaen van Ostade : Le maître d’école (1662), petit format peint à l’huile et conservé au musée du Louvre.

Il faudra attendre le 19ème siècle pour que la représentation de l’enseignant (et donc de l’enseignement) soit valorisé, époque durant laquelle l’institution se met en place et plébiscite l’apprentissage dans un contexte scolaire proche de celui que l’on connaît encore aujourd’hui : une représentation de la méthode simultanée, où tous les enfants reçoivent l’enseignement en même temps, avec une attitude nettement plus… studieuse !

Marion Spataro

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