Face à l’actualité : Halloween s’installe dans le monde artistique

31 oct

Popularisée aux États-Unis, la fête d’Halloween tend à s’imposer depuis quelques années en Europe, principalement portée par le commerce de la festivité sur le thème de la peur.

Pari réussi pour la culture américaine qui a ainsi redonné des ailes à la cérémonie celtique vieille de 2500 à 3000 ans, liée au culte des morts.

Prétexte à toutes sortes d’opérations commerciales, l’événement, bien souvent dénué de toute signification culturelle ou spirituelle, prend une place chaque année plus importante.

En France, après un fort engouement dans les années 1990, la célébration a peu à peu décliné, et tente aujourd’hui de se réinventer…

Surfant principalement sur les succès du petit et du grand écran comme « The Walking Dead », Halloween semble gagner en popularité auprès du public français, tant et si bien que, selon le site maison-budget.com, 45% des français avouaient l’an dernier avoir cédé en achetant de la décoration et autres produits dérivés.

On comprend alors mieux pourquoi les institutions culturelles et les monuments historiques cherchent à s’emparer de cet événement afin d’attirer un plus large public entre leurs murs…

Aussi, L’Opéra National de Bordeaux organise un concert symphonique d’Halloween sous la direction d’Elena Schwarz. L’occasion, pour les spectateurs maquillés et déguisés de découvrir Modest Moussorgski (Nuit sur le Mont Chauve), Edward Grieg (Peer Gynt, suite n°1 op. 46), Paul Dukas (L’Apprenti sorcier) ou encore Sergueï Prokofiev (Symphonie n°3 op. 44 en do mineur).

Du côté de Marseille, le Château de la Buzine ouvre ses portes aux familles en proposant une comédie musicale à destination des plus jeunes : Dracula & Cie, d’après l’histoire de Dracula du roman de Bram Stoker… Un thème qui a de quoi surprendre lorsque l’on sait que le domaine doit principalement sa notoriété à Marcel Pagnol et à ses romans.

On compte également bon nombre de visites dispensées de nuit comme au Château de Blois ou encore des chasses aux bonbons et autres animations organisées dans les espaces et jardins de nombreux domaines tels que le château de Rivau (Touraine) ou le musée Maillol à Paris.

Pour autant, si ces initiatives peuvent paraître intéressantes pour attirer un public majoritairement familial, celles-ci sont à prendre avec des pincettes au niveau de la médiation afin de transmettre les bons messages et d’éviter aux publics de repartir avec le seul souvenir d’avoir visité « un château hanté » !

 

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